Présentation de la conférence épiscopale

Préambule
Le Seigneur Jésus a confié son Eglise aux Evêques, qu’il a constitués Pasteurs pour être maîtres de doctrine, prêtres du culte sacré et ministres de gouvernement, par l’Esprit Saint qui leur est donné (CIC.1983, can. 375, §1).
Pour autant, chaque Evêque, intégré à la succession apostolique par le sacrement de l’Episcopat, dans l’Église particulière qui lui est confiée,] comme vicaire et légat du Christ 1 , « paît […] le troupeau qui lui est confié comme son pasteur propre, ordinaire et immédiat, et son action est strictement personnelle, non collégiale, même si elle est animée de l’esprit de communion » (Lumen Gentium, n. 27a).

Bien encore, chacun des Évêques, dans sa charge pastorale ordinaire, se relie à l’Église universelle, dans un esprit de communion à l’intérieur du Corps épiscopal ; ce qui est d’autant plus manifeste pour les Evêques vivant sur un même territoire national (Cf. LG, n. 23 ; AS, n. 11).Aussi, « lorsque les Évêques d’un territoire exercent conjointement certaines fonctions pastorales pour le bien de leurs fidèles, cet exercice conjoint du ministère épiscopal applique concrètement l’esprit collégial (affectus collegialis), qui « est l’âme de la collaboration entre les Évêques sur le plan régional,
national ou international » (AS, n. 12a).« L’exercice conjoint de certains actes du ministère épiscopal sert à mettre en œuvre la sollicitude de
chaque Évêque pour toute l’Église […] dans la mise en commun avec les autres Évêques de la même zone géographique d’efforts et d’objectifs pour faire progresser le bien commun et celui de chaque Église » (AS, n. 13).

C’est dans ce contexte qu’apparait la Conférence Episcopale, assemblée des Evêques d’une nation, constituée comme un organisme permanent (cf. CIC. 1983, can. 447; CD, n. 38), dans laquelle les Evêques, du fait de leur commune consécration et de la communion hiérarchique, à travers l’exercice
conjoint de fonctions pastorales pour les fidèles de ce territoire, font face aux diverses questions d’Eglise d’intérêt commun pour leur trouver des solutions adéquates (cf. AS, n. 4).Toutefois, « afin que cet exercice soit légitime et s’impose aux différents Évêques, il faut l’intervention de l’autorité suprême de l’Église qui, par la loi universelle ou par des mandats particuliers, confie des
questions déterminées à la délibération de la Conférence épiscopale ».

Nature

  1. La Conférence des Evêques Catholiques de Côte d’Ivoire, en abrégée CECCI, institution permanente intégrant tous les Evêques exerçant sur le territoire de la Côte d’Ivoire, en communion avec le Pontife Romain et sous son autorité pour l’exercice conjoint de fonctions pastorales pour les fidèles de son territoire. Elle le fait par les formes et moyens d’apostolat adaptés de façon appropriée aux circonstances de temps et de lieux, conformément au Droit universel et au Droit particulier contenu dans les présents Statuts (Cf. CIC. 1983, can. 447).
  2. La Conférence des Evêques Catholiques de Côte d’Ivoire, légitimement érigée par le Siège
    Apostolique (cf. CIC. 1983, can. 449, §1) et dotée de Statuts et d’un Règlement intérieur propres, est
    personnalité juridique publique, en vertu du droit commun, avec la capacité d’acquérir, de conserver,
    d’administrer et d’aliéner des biens (cf. CIC. 1983, can. 447).
  3. La Conférence des Evêques Catholiques de Côte d’Ivoire, légalement représentée par son Président,
    a son siège social à Abidjan, à l’adresse postale : B.P. 713 CIDEX 3 ABIDJAN-RIVIERA. Ce siège peut
    être transféré, en cas de nécessité, par décision de l’Assemblée Plénière.
    Finalités
  4. Il revient à la Conférence des Evêques Catholiques de Côte d’Ivoire de promouvoir concrètement le bien de
    l’Eglise et son service en Côte d’Ivoire, en favorisant la collégialité épiscopale, la communion fraternelle, dans le
    respect mutuel et la vérité, en stimulant l’action coordonnée et la collaboration entre les Eglises particulières 2 .
  5. La Conférence des Evêques Catholiques de Côte d’Ivoire veille à favoriser la participation la plus
    large et la plus directe possible aux responsabilités communes de l’Eglise en Côte d’Ivoire, dans la
    communion des Evêques et dans le respect de l’autorité compétente de chaque Evêque dans son
    Eglise particulière, en divers domaines. Ainsi, elle :
    a) offre une contribution en matière doctrinale et des orientations pastorales ;
    b) développe une activité législative, conformément au droit ;
    c) étudie et régule les initiatives sur la vie liturgique, le témoignage de la charité, la promotion de
    l’œcuménisme et l’activité missionnaire ;
    d) veille la formation permanente des prêtres et de diacres et l’exercice de leur ministère ;
    e) favorise la vie consacrée et la collaboration opportune entre les Evêques et les Supérieurs Majeurs
    des divers Instituts, selon le droit universel ;
    f) stimule la participation coresponsable des laïcs à la vie ecclésiale et à l’apostolat, selon le droit de
    l’Eglise et les exigences de la vie de l’Eglise en Côte d’Ivoire.

This website uses cookies and asks your personal data to enhance your browsing experience.